Pete et Maddie Riley forment une famille on ne peut plus ordinaire avec leur petit garçon de deux ans. Un matin, un inconnu frappe à leur porte, détenteur d'une vérité destructrice : leurs fils ont été échangés à la naissance.
L'enquête est ouverte. Qu'a-t-il bien pu se passer, cette nuit-là, alors que deux femmes accouchaient dans la même clinique de leurs fils prématurés ?
Malgré toute leur bonne volonté, ces parents se retrouvent face à une situation impossible qui bouleverse leur univers familial - et qui révélera leur nature profonde. Pour protéger les enfants, ces deux couples devront faire un choix.
Et vous, que choisiriez-vous ?
Liens du coeur ou liens du sang ?
Mon avis :
Une journée comme les autres. Un papa conduit son petit garçon à la crèche avant de rentrer chez lui. On sonne à la porte et tout son univers bascule en un instant. Son petit garçon n'est pas le sien. Une erreur a été commise et deux bébés ont été échangés. On dirait un cauchemar, n'est-ce pas ? Et pourtant, c'est ce qui arrive à Pete et Maddie. Dès lors, ils savent qu'il y aura un avant et un après. Quoi qu'il advienne, rien ne sera jamais plus comme avant...
Après le déni et la colère, Pete et Maddie tentent de faire face à ce qui sera sûrement l'une des plus grandes épreuves de leur vie. Mais peut-on vraiment se relever d'un tel choc ? Quel choix doivent-ils faire ? Ne rien changer et privilégier les liens du coeur ? Pourraient-ils vivre normalement en sachant que leur fils biologique vit non loin de chez eux, dans une autre famille ? Peuvent-ils trouver une sorte de compromis avec les autres parents ?
Débute alors des démarches et des rebondissements ahurissants qui rendent cette histoire totalement kafkaïenne. Si le choc initial était déjà terrible, il se pourrait bien que ce soit juste le début de la descente aux enfers... Plus on avance et plus les secrets des uns et des autres se dévoilent. Maddie et Pete sont-ils vraiment de bons parents ? Et qu'en est-il de l'autre famille ? N'ont-ils rien à cacher ?
J'ai beaucoup aimé cette histoire. Impossible de ne pas se mettre à la place des parents. C'est un véritable cauchemar duquel il semble impossible de sortir. Plus les protagonistes essaient de faire des efforts et plus ils s'enfoncent. J'avais deviné quelques éléments mais j'ai tout de même été emportée par cette lecture d'un bout à l'autre. Je recommande.
Mandy s'apprête à passer l'été seule dans sa petite ville côtière du Maine, Rock Point. Sa meilleure amie Cynthia est partie en colonie de vacances et son frère est resté sur son campus pour étudier. La ville accueille l'habituel afflux de touristes à l'occasion du Rock Point Festival. Mandy, elle, travaille au phare de Rock Point, où elle rencontre dès son premier jour Oliver, qui se montre très curieux de découvrir les attractions locales. Alors que Mandy et Oliver visitent ensemble la région, ses phares, ses plages, ses festivals, ils tombent peu à peu amoureux. Mais le temps leur est compté, car à la fin de l'été, Oliver devra quitter Rock Point...
Mon avis :
Cela faisait longtemps que j'avais envie de découvrir les romans de Michelle Dalton et c'est sur celui-ci que j'ai jeté mon dévolu. Il semble moins connu que les autres et n'est d'ailleurs jamais sorti en format poche, mais dès que j'ai lu les mots "phare", "Maine" et "petite ville côtière" je n'ai pas pu résister. Je trouve que la couverture et le résumé ne reflètent pas tellement l'esprit de ce roman et c'est bien dommage car il mériterait d'être plus connu. La couverture me fait l'effet d'une histoire estivale un peu superficielle, vite lue vite oubliée mais c'est bien plus que cela. L'histoire d'amour est vraiment mignonne, mais surtout il n'y a pas que ça... Ce qui m'a plu, c'est vraiment l'ambiance générale, le lieu, les personnages et les messages véhiculés. Il est question de partage, de transmission, d'entraide, de préservation du patrimoine et des traditions. On parle aussi beaucoup de cuisine et vous savez bien que j'adore les livres qui parlent de nourriture !
Tout d'abord, le duo au coeur du roman est vraiment craquant. Il y a Mandy, une jeune fille qui manque de confiance en elle et se rabaisse souvent. Elle a toujours peur de décevoir les autres ou qu'on ne l'aime pas pour ce qu'elle est alors elle a tendance à s'oublier un peu et à suivre ses amis sans se soucier de ce qu'elle aime ou de ce qu'elle veut vraiment. Mandy vit dans une petite ville côtière du Maine qui se remplit de touristes chaque été. Elle travaille dans un phare pendant les vacances et même si elle répète souvent qu'elle trouve cela barbant comparé aux vacances géniales de ses copines, on sent qu'elle est attachée à cet environnement. On découvre aussi Oliver. Ce garçon vient de Californie mais n'a pas du tout l'air de trouver les traditions locales ringardes. Au contraire, il veut tout voir, tout découvrir, surtout s'il peut le faire aux côtés de Mandy... Il passe beaucoup de temps à visiter le phare et à s'imprégner de son histoire. C'est en lui faisant découvrir ce qu'elle connaît par coeur que Mandy va prendre conscience de la chance qu'elle a d'habiter un tel endroit. Cela va lui rappeler tout ce qu'elle aime ici et qu'elle avait un peu oublié à force de l'avoir sous les yeux au quotidien.
Foire du Maine, défilés, spectacles nocturnes, feux d'artifice, fête d'Adieu à l'été, fête foraine, glace sablée au miel et aux noix de pécan, sandwich au homard, beignets aux myrtilles, épis de maïs grillé... tout est tellement bien décrit que l'on s'y croirait ! J'ai adoré cette ambiance particulière et j'ai aimé me mettre dans la peau de Mandy qui habite là où les gens partent en vacances... Je me suis imaginée ce que ça devait faire de rencontrer chaque été des gens qui ne reviendront peut être jamais ou de retrouver des amis qui ne viennent que l'été. J'ai vraiment aimé suivre tous ces préparatifs festifs et passer du temps au "Sucre d'Orge" car c'est ainsi que les gens du coin surnomme le phare. On découvre par la suite que cet endroit qui représente tant pour les habitants est menacé et on assiste à un bel élan de solidarité qui fait chaud au coeur.
J'ai beaucoup aimé la manière dont Michelle Dalton aborde ce premier amour. C'est vraiment mignon et touchant et les messages qu'elle délivre aux jeunes sont vraiment très justes. On parle d'apprendre à se connaître soi-même pour être prêt à aimer. On parle de ne pas regretter un amour perdu s'il nous a apporté du positif et de beaux souvenirs. On parle de ne pas oublier ses amis quand on tombe amoureux, d'apprendre à dire non. On parle d'honnêteté et de confiance en soi. C'est un très beau roman à mettre entre toutes les mains. Il est conseillé dès 13 ans mais franchement on peut vraiment le lire avant. Je vais d'ailleurs le prêter à ma fille qui va bientôt avoir 12 ans et qui, j'en suis sûre, va l'adorer ! Et vous, avez-vous déjà lu les romans de Michelle Dalton ?
Jeunes mariés, Tricia et Ethan recherchent la maison de leurs rêves. Alors qu'ils visitent un manoir isolé ayant appartenu au docteur Adrienne Hale, une psychiatre renommée disparue sans laisser de trace quatre ans plus tôt, une violente tempête de neige les piège sur place.
Et la maison n’a rien d’un cocon rassurant... Il y a ces empreintes de pas récentes sur le parquet, ces bruits à l’étage, comme si quelqu’un vivait là. Pire encore : Tricia découvre une pièce secrète qui renferme les enregistrements audio de chaque patient du docteur Hale.
La jeune femme les écoute les uns après les autres, tard dans la nuit. La toile de mensonges ayant conduit à la disparition de la psy se dévoile lentement. Mais déterrer de vilains petits secrets est un jeu dangereux, et lorsque Tricia écoute le dernier enregistrement, il est déjà trop tard...
Mon avis :
J'ai dévoré "La Femme de ménage" il y a quelque temps et je voulais attendre un peu avant de me plonger dans la suite. Du coup, j'ai opté pour cet autre livre de Freida McFadden et, cette fois encore, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire.
On est tout de suite immergé dans ce huis clos aux côtés de ce couple qui se retrouve bloqué par la neige dans une immense demeure. On a l'impression d'être là-bas avec eux. J'ai trouvé leurs réactions et leurs choix étranges et un peu perturbants mais en même temps c'est aussi ce qui rend l'atmosphère si particulière. Tout le monde m'a semblé suspect et un peu bizarre. Dès le début, le malaise s'installe et on ne sait pas qui croire ni quoi en penser. L'ambiance est pesante, oppressante. J'ai adoré ! On se pose énormément de questions. Qu'est-il arrivé dans cette maison ? Où est Adrienne Hale ? Est-elle encore en vie ? A-t-elle découvert quelque chose qu'elle n'aurait pas dû ? Le couple est-il vraiment seul dans la maison ?
Freida McFadden nous livre encore un page-turner dont on n'arrive pas à se détacher ! Impossible de penser à autre chose. On a envie de lire encore et encore pour connaître la vérité et savoir où tout cela va nous mener. C'est le genre de livres que l'on peut lire d'une traite et/ou qui peut nous sortir à coup sûr d'une grosse panne de lecture. C'est un thriller bien ficelé - même si c'est quand même un peu tiré par les cheveux - qui va vous empêcher de dormir car vous aurez trop envie de savoir, mais franchement ça en vaut la peine. Suspense et frissons garantis. J'ai adoré !
Californie, 1966. « Les femmes aussi peuvent être des héros. »
Lorsque Frankie McGrath, étudiante infirmière de vingt ans, entend ces paroles, c'est une révélation. Élevée au sein d’une communauté privilégiée et patriote sur l'île idyllique de Coronado, elle a toujours été l’incarnation même de la jeune fille de bonne famille.
Mais en 1966, le monde change et Frankie imagine pour la première fois une autre vie que celle d’épouse et mère. Alors que son frère vient de partir combattre au Vietnam, elle décide, sans le soutien de ses parents, de rejoindre le corps des infirmières de l’armée.
Lorsqu’elle arrive à l’hôpital militaire de Saigon, Frankie est submergée par le chaos et l’horreur de la guerre et chaque jour est un pari de vie ou de mort. Mais pour Frankie et ses amies la guerre ne s’achève pas au retour à la maison : dans une Amérique divisée qui ne reconnaît ni leur courage ni leurs traumatismes, le combat de Frankie ne fait que commencer.
Mon avis :
Si vous ne deviez lire qu'un livre cette année, ce serait celui-ci ! Kristin Hannah m'étonne et me bouleverse à chaque roman. Elle explore chaque fois des thèmes très différents mais le fait avec tellement de justesse et de passion qu'on en sort changé. Celui-ci nous entraîne en plein cœur de la guerre du Vietnam, plus particulièrement aux côtés des infirmières.
On suit Frances - Frankie - qui a été élevée dans un milieu privilégié dans lequel les soldats de guerre sont des héros. Son avenir semble déjà tout tracé mais la jeune fille ne se retrouve pas dans les projets que sa famille a pour elle et décide, sur un coup de tête, de s'engager dans l'armée pour rejoindre son frère au Vietnam. Elle est loin de se douter de ce qui l'attend là-bas. Elle ne sait pas encore qu'elle ne sera plus jamais la même...
J'ai été scotchée par la manière dont l'auteure nous immerge complètement dans le quotidien des infirmières de guerre. On découvre, comme si on y était, les conditions de travail et de vie extrêmement difficiles, les horreurs auxquelles elles assistent, la peur, la fatigue, l'incompréhension... Mais ce qui est encore plus surprenant finalement, c'est ce décalage entre ce qu'elles vivent et ce que leurs familles et leurs compatriotes vivent de leur côté et imaginent qu'elles vivent. Les américains n'ont aucune idée de ce qui se passe vraiment au Vietnam. Là-bas des gens continuent à faire la fête en pensant gagner facilement cette guerre sans imaginer un seul instant que des tas de soldats se font tuer à chaque instant sans plus savoir pourquoi ils combattent. D'autres manifestent contre la guerre sans savoir de quoi ils parlent et haïssent ceux qui sont pourtant partis là-bas en pensant bien faire.
Il est difficile de parler de ce roman et de tous les sujets qu'il aborde car il y a tant de choses à en dire et Kristin Hannah le fait si bien... Ce que je peux dire, c'est qu'aussi difficile et percutant soit-il ce roman est impossible à lâcher ! Tellement de vies brisées... Tous ces jeunes, idéalistes et innocents, qui ont perdu la vie ou du moins le sens de la vie, en voulant aider leur patrie est vraiment bouleversant et révoltant. Ces garçons et ces filles qui ont été privés de leur jeunesse, ont perdu tellement et ont déjà vécu mille vies. Ces gens qui s'estimaient chanceux de rentrer chez eux et pensaient reprendre leur vie là où ils l'avaient laissé sans se douter qu'ils ne seraient plus jamais les mêmes. Ces soldats qui pensaient être accueillis en héros et se font cracher dessus par leurs propres compatriotes après avoir servi leur pays nous fend le cœur. Tous ces innocents sacrifiés pour quoi au final ? Et que dire de ces femmes qui ne sont même pas considérées comme des héros ? Qui rentrent dans l'anonymat voire dans la honte alors qu'elles ont tout sacrifié et se sont oubliées pour sauver des vies ? Ces femmes qui ont perdu leurs rêves et leur insouciance et ne trouvent même pas de travail en rentrant en Amérique alors qu'elles ont appris tellement dans des conditions extrêmes ?
Il y a toute une moitié du livre sur le Vietnam et l'autre sur l'après aux États-Unis avec les combats et les sujets qui divisent le pays. Il y a aussi des histoires plus propres aux personnages, des liens qui se tissent, des trahisons, des mensonges... On parle aussi beaucoup des difficultés que rencontrent les vétérans à se réintégrer à un monde qu'ils ne comprennent plus et dans lequel ils ne trouvent plus leur place. Certains ne veulent plus jamais entendre parler de la guerre, d'autres ont besoin au contraire d'en parler, de comprendre et de se battre d'une autre manière pour ce qu'ils croient juste. On aborde également toutes les répercussions de la guerre sur l'entourage. Certains ont l'impression de ne plus parler le même langage que leur famille, leurs amis. Il y a vraiment un avant et un après. C'est un roman bouleversant, révoltant et passionnant qui nous pousse à nous interroger sur notre monde et sur notre histoire commune. Un tourbillon d'émotions qui ne peut pas laisser indifférent. Je me suis sentie émue, impressionnée, triste, en colère... On lit ce livre en retenant son souffle, totalement happé par l'histoire. Quel bel hommage rendu à toutes ces héroïnes que l'on devrait jamais oublier...
Les sorcières n'existent que dans les livres. Pas vrai ?
Aveline est ravie de découvrir, près du cottage où elle séjourne, un site archéologique vieux de plusieurs milliers d'années. Il faut dire que la construction, appelée Pierres aux sorcières, est entourée de mystère. Personne ne sait pourquoi elle a été érigée, ni d'où elle tire son nom.
Personne, sauf peut-être Hazel. Face à cette fille intrigante, Aveline est très vite... envoûtée. Sa nouvelle amie est drôle, charismatique et, surtout, elle prétend être étroitement liée aux Pierres et en tirer des pouvoirs. Mais au fur et à mesure de leurs rencontres, ses tours de magie sont de plus en plus convaincants – et de plus en plus effrayants. Qui est vraiment Hazel ?
Mon avis :
Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais cet automne j'ai eu un gros coup de coeur pour le premier tome de cette série. Je pensais devoir attendre au moins un an avant d'avoir la suite mais j'ai eu la bonne surprise de tomber dessus en librairie, juste après les fêtes. Je n'ai pas attendu longtemps avant de m'y plonger et, cette fois encore, je me suis régalée !
C'est presque la fin des vacances d'été et la mère d'Aveline lui a fait la surprise de louer un cottage dans la campagne anglaise, non loin de Bristol où elles habitent. Même si la destination n'est pas celle de ses rêves et même s'il ne semble pas y avoir grand chose à faire dans le coin, Aveline est contente de changer un peu d'air. D'autant plus qu'Harold, tante Lilian et M. Lieberman ont prévu de les rejoindre là-bas. En les attendant, Aveline explore le jardin qui donne sur un site mégalithique surnommé Pierres aux sorcières et fait la connaissance de l'énigmatique Hazel. Bien vite, des choses étranges se passent autour d'elle et Aveline ne sait plus quoi en penser...
J'ai, cette fois encore, adoré l'atmosphère de ce roman, l'écriture, les personnages, l'intrigue... tout, en fait ! Le personnage d'Hazel est vraiment intrigant et l'auteur arrive à faire en sorte que l'on se sente comme Aveline. On a à la fois envie de s'éloigner le plus vite et le plus loin possible de Norton Wick et à la fois envie d'y rester pour comprendre ce qui se passe vraiment là-bas. On se sent... hypnotisés, ensorcelés, piégés ! Tout est tellement bien décrit que l'on a l'impression de voir tout cela de nos propres yeux. J'ai adoré l'ambiance délicieusement spooky. Il y a des scènes qui font vraiment froid dans le dos ! Je pense notamment à la nuit passée chez Hazel... Brrrr ! J'ai peut être été un peu moins surprise cette fois mais tout autant captivée du début à la fin. Je n'avais pas envie de tourner la dernière page et même si je suis impatiente de lire la suite je suis déjà triste de savoir que ce sera (déjà !) le dernier tome. Je n'ai vraiment pas envie de quitter Aveline, Harold et cet univers fascinant ! J'ai quand même vraiment hâte de savoir ce que nous réserve la suite. Quelle série génialissime !
À la mort de sa mère, Vivien, et tout juste sortie d’une relation toxique, Iris a besoin d’un nouveau départ. Elle quitte Londres pour New York, une ville que sa mère adorait. Lorsqu’elle tombe par hasard sur le célèbre glacier Belotti, au coeur de Little Italy, elle n’en croit pas ses yeux : est-ce vraiment la vitrine représentée sur ce vieux cliché où Vivien pose avec son amour de jeunesse ? La photo qui accompagnait leur recette de glace fétiche écrite à l’encre bleue sur un morceau de serviette en papier, et que Vivien lui a fait jurer de ne jamais divulguer ?
Pour en avoir le coeur net, Iris retourne chez Belotti, où elle rencontre Gio, le gérant. Mais Gio est désespéré : son oncle a perdu la mémoire suite à une attaque, et il est le seul à connaître la recette secrète de leur fameuse glace. Serait-ce la recette que détient Iris ?
Une envoûtante histoire qui ravira les plus gourmands et les plus romantiques, dans le New York féerique des fêtes de fin d’année !
Mon avis :
Est-ce que vous pensez qu'il y a de bons et de mauvais moments pour lire un livre ? Moi, oui. Mon histoire avec ce livre en est le parfait exemple. Lorsque je l'ai commencé, je trouvais tout super mignon et rafraîchissant. Je sentais que j'allais adorer. Puis, j'ai connu une période difficile durant laquelle je commençais plein de livres sans jamais les terminer. Tout m'agaçait. Tout ce que je trouvais mignon au début de ce roman me faisait lever les yeux au ciel. J'avais l'impression que les personnages se compliquaient les choses, cherchaient des problèmes là où il n'y en avait pas. Pire encore, l'héroïne m'est devenue totalement insupportable. Le genre de fille absolument parfaite qui ne laisse personne indifférent mais n'a pas l'air de s'en rendre compte ou justement se dévalorise pour qu'on la rassure et la complimente. Bref... J'ai presque failli abandonner et j'ai finalement tout recommencé depuis le début quand je me suis sentie un peu mieux et, cette fois, j'ai adoré ! Est-ce que ce genre d'expérience vous est déjà arrivé ? J'ai bien failli passer à côté de cette jolie histoire alors qu'elle avait tout pour me plaire. Bon, du coup, je vais plutôt me concentrer sur ma deuxième rencontre avec ce livre pour vous en parler...
Si vous aimez les comédies romantiques, vous ne pourrez qu'être séduits par celle-ci ! J'ai adoré l'ambiance hiver et fêtes de fin d'année à New York ! On a vraiment l'impression de se balader dans les rues, de voir la ville changer de décor au fil des semaines. Il y a les petits restaurants, les apparts new yorkais, les sorties le soir et les retours en taxi, les petits commerces et les endroits où on adorerait être pour de vrai ! J'ai beaucoup aimé les personnages secondaires, des gens que l'on rêverait d'avoir autour de nous : les voisins d'Iris qui sont drôles, bienveillants et prennent soin d'elle. La famille italienne de Gio haute en couleurs, chaleureuse, pleine de vie et de gaieté malgré les difficultés de la vie. J'ai mis un peu plus de temps à m'attacher à Gio et Iris, surtout à cette dernière. Ils sont un peu trop parfaits pour être honnêtes et crédibles mais on les découvre autrement dans la deuxième moitié du roman.
Quand j'ai réussi à lâcher prise et à me laisser porter par cette histoire, j'ai beaucoup aimé. J'ai trouvé ça doux et réconfortant. L'écriture de Josie Silver est très agréable et elle a su m'émouvoir et me donner l'impression de passer les fêtes à New York et rien que pour ça, je l'en remercie. Il y a un côté cosy irrésistible et charmant, dans ce livre. J'ai adoré les descriptions de petits moments simples réconfortants. J'aurais aimé me retrouver chez les Belotti pour un repas de famille, dans leur boutique pour manger une pâtisserie et boire un café avec Sofia, dans les rues de New York pour admirer les premiers flocons de l'année, faire du piano avec Bella ou encore manger de la glace avec Bobby, Robin et Smirnoff en leur racontant mes malheurs. J'ai finalement passé un délicieux moment et je suis ravie d'avoir laissé une seconde chance à ce livre. Parfois, c'est juste une histoire de bon ou de mauvais timing ! C'était mon premier Josie Silver et ce ne sera pas le dernier. Je vais juste essayer, cette fois, de choisir le bon moment. Vous m'en conseillez un en particulier ?
Chaque jour, Millie fait le ménage dans la belle maison des Winchester, une riche famille new-yorkaise. Elle récupère aussi leur fille à l'école et prépare les repas avant d'aller se coucher dans sa chambre, au grenier. Pour la jeune femme, ce nouveau travail est une chance inespérée. L'occasion de repartir de zéro. Mais, sous des dehors respectables, sa patronne se montre de plus en plus instable et toxique. Et puis il y a aussi cette rumeur dérangeante qui court dans le quartier : madame Winchester aurait tenté de noyer sa fille il y a quelques années. Heureusement, le gentil et séduisant monsieur Winchester est là pour rendre la situation supportable. Mais le danger se tapit parfois sous des apparences trompeuses. Et lorsque Millie découvre que la porte de sa chambre mansardée ne ferme que de l'extérieur, il est peut-être déjà trop tard...
Mon avis :
La fin de l'année 2023 a été plutôt chaotique pour moi côté lecture et blog. J'ai lu plusieurs livres que je n'ai pas présenté. Je n'ai pas eu le temps de faire mon top de l'année. J'ai commencé plusieurs livres en même temps sans en terminer aucun. Bref, un grand n'importe quoi. Du coup, j'avais besoin d'un page turner pour me sortir de là et je ne me suis pas trompée en choisissant de lire "La Femme de ménage". Je suis sûre que vous avez déjà entendu parler de ce phénomène qui cartonne un peu partout dans le monde et va être adapté prochainement au cinéma.
Ce qui m'a plu, dans ce roman, c'est sa fluidité et son côté addictif. Je n'ai pas essayé de deviner quoi que ce soit, je me suis laissée porter, et j'ai adoré ! J'avais du mal à reposer mon livre tellement j'avais envie de savoir ce qui allait se passer. Il y a des ficelles un peu grosses et c'est quand même assez tiré par les cheveux mais peu importe. Ca m'a vraiment redonné goût à la lecture et c'est tout ce que j'espérais. Je pense que c'est un livre qui peut aider quand on a une panne de lecture, plaire à tous types de lecteurs et même à ceux qui ne lisent pas beaucoup. C'est très accessible, sans prise de tête et il y a du suspense. Ne vous y trompez pas, les thèmes abordés ne sont pas légers, mais... il faut le lire ! On a vraiment l'impression d'assister à ce qui se passe et j'ai vraiment hâte de voir l'adaptation ! Deux autres tomes sont disponibles mais il y a une vraie fin qui permet de s'arrêter là si on le souhaite. Je pense m'y plonger bientôt. Et vous, vous avez craqué pour cette trilogie ? Vous avez aimé ? Elle vous tente ?
Les fantômes n'existent que dans les livres. Pas vrai ?
En vacances chez sa tante à Malmouth, Aveline, bientôt douze ans, n'a qu'une envie : partir. Entre les épouvantails placés devant chaque maison et les mystérieux bruits qui résonnent dans la nuit, on ne peut pas dire que la ville soit très accueillante.
Tout ici lui semble hostile... sauf, peut-être, la vieille librairie du quartier. Pensant y trouver refuge, la fillette tombe sur un recueil des légendes les plus inquiétantes de la région. Or, l'un des récits a été effacé et la précédente propriétaire de l'ouvrage, Primrose, s'est volatilisée. Aveline décide de mener l'enquête – au risque d'être la prochaine à disparaître. Car elle en est sûre, quelque chose a emporté Primrose, et ce quelque chose en a désormais après elle...
Mon avis :
Avez-vous entendu parler d'Aveline Jones ? En ce qui me concerne, je l'ai découverte par hasard il y a quelques semaines et je suis vraiment surprise de ne pas en avoir entendu parler avant car les couvertures des trois tomes déjà sortis en VO sont intrigantes et attirent vraiment le regard. On a tout de suite envie d'en savoir plus ! Je suis d'ailleurs contente que l'éditeur français ait choisi de garder les mêmes car elles collent parfaitement à l'ambiance.
Aveline se retrouve contrainte de passer une partie des vacances d'automne chez une tante austère qu'elle connaît peu et qui s'est installée dans un petit cottage en bord de mer. L'idée est loin de l'enchanter. Il ne semble pas y avoir grand chose à faire dans cet endroit coupé du monde où les gens ont des coutumes bizarres comme fabriquer des épouvantails cauchemardesques avec tout ce qu'ils trouvent. Pas de connexion, peu de monde, un temps maussade et des règles bien strictes... pas de quoi sauter au plafond ! Heureusement, Aveline adore lire et il y a une petite librairie d'occasion à deux pas. Elle y déniche un recueil d'histoires de fantômes (sa grande passion !) mais découvre ensuite que la dernière histoire a été entièrement barrée. Plus étrange encore, la fille a qui appartenait ce livre a disparu mystérieusement un soir d'Halloween et personne n'a jamais su ce qui lui était arrivé... Pour occuper le temps, Aveline se lance dans une enquête aussi passionnante que dangereuse...
J'ai vraiment tout aimé dans ce roman. L'histoire est aussi terrifiante que captivante. On a du mal à décrocher et à penser à autre chose. L'atmosphère est vraiment géniale ! Imaginez un peu, un automne glacial et lugubre, des feuilles mortes et des épouvantails, des bottes et des pulls qui grattent, des endroits poussiéreux remplis de livres, des feux de cheminée et du thé bien chaud pour se réchauffer. Une météo sinistre et déprimante. Ajoutez à cela une maison dans laquelle il y a de drôles de bruits, un recueil d'histoires de fantômes terrifiant et un journal intime qui l'est plus encore... Le tout dans les Cornouailles. Des vagues noires immenses, un vent qui menace de vous envoyer de l'autre côté de la rue à chaque pas... Brrrr !
J'ai adoré l'intrigue, le ton, l'humour,l'atmosphère délicieusement sinistre et cosy à la fois, les personnages, l'écriture, l'évolution des relations entre les personnages, le décor, les péripéties, les révélations... J'ai trouvé ça original, intelligent, palpitant et bien sûr effrayant. Il y a vraiment tout ce que j'aime dans ce genre d'histoires et c'était la lecture idéale pour cette période de l'année. J'ai vraiment, vraiment hâte de découvrir la suite des aventures d'Aveline et j'espère que l'éditeur français ne nous fera pas attendre trop longtemps. J'ai beaucoup aimé les petites notes à la fin du livre et les questions pour aller plus loin. Aveline Jones fait d'ores et déjà partie de mes incontournables au rayon jeunesse et pour Halloween. Une très belle découverte !
15 juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d'une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s'attendre, dans les remous étourdissants de leur existence.
Un conte des temps modernes où la splendeur d'aimer a fait chavirer le monde entier.
Mon avis :
Cet été, je me suis fixée comme objectif - malgré mon rythme d'escargot - de sortir quelques livres qui dorment dans ma PAL depuis bien trop longtemps. J'ai choisi celui-ci après être tombée par mégarde sur le plus grand spoiler de tous les temps (merci allocine et facebook...). J'avais réussi jusque là à ne pas regarder la bande-annonce du film ni celle de la série TV donc je suis bien dégoutée... Bref, ça m'a tout de même motivé à découvrir enfin ce roman culte et... j'ai adoré !
Emma et Dexter m'ont tous les deux beaucoup plu. Au début du livre, ils viennent d'obtenir leurs diplômes et se demandent tous les deux ce que l'avenir leur réserve. Ils sont plein de rêves, d'ambition, de convictions et ont la vie devant eux. On va les suivre pendant une vingtaine d'années à une date clé. Ils sont très différents et pourtant la vie ne va cesser de les ramener l'un vers l'autre. Malgré les doutes, les disputes, les drames et les désillusions. Ils avancent chacun de leurs côtés, font des choix complètement différents, mais ne cessent de penser l'un à l'autre. Ils s'écrivent et se retrouvent parfois pour se remémorer leurs souvenirs, se disputer et faire le bilan. On a très envie de les voir ensemble pourtant entre eux ça se termine souvent mal. On assiste à des rendez-vous manqués. Ils se cherchent, se font du mal, se pardonnent, s'aident à se relever. J'ai adoré suivre leurs vies durant une période si longue et finalement trop courte à mon goût. On les voit changer, évoluer, faire des choix, s'aimer, se détester...
L'écriture de l'auteur est vraiment agréable. Il y a beaucoup d'humour malgré le côté mélancolique de l'histoire et j'ai trouvé que c'était une lecture très réaliste. Les idéaux qui changent, les drames qui viennent bousculer les plans, les regrets et les désillusions qui ponctuent nos vies d'adultes, etc... C'est un roman doux-amer que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire et qui m'a fait ressentir plein d'émotions. Le genre de livres et de personnages que l'on n'oublie pas. Je suis encore plus déçue d'avoir été spoilée car j'aurais été encore plus chamboulée et émue par certains rebondissements. En tout cas, ce livre résonne fort en nous et est difficile à oublier. Il fait écho aux épreuves que la vie nous envoie. A nos batailles, à nos désillusions, à nos espoirs. J'aime bien les messages qu'il délivre. D'un côté, il nous montre qu'il faut profiter de la vie sans attendre et en même temps il nous fait déculpabiliser en nous montrant qu'on ne peut pas tout contrôler et être heureux en permanence. La vie est faite de hauts et de bas, d'éléments imprévisibles qu'on ne maîtrise pas et on doit faire au mieux pour ne pas en ressortir trop amoché.
Maintenant, je vais pouvoir regarder les adaptations. Vous les avez-vu ? Vous avez aimé ce roman ? Vous m'en conseillez du même genre ? Concernant le casting, tout au long de ma lecture j'ai imaginé Dexter & Emma comme ça :
Les murmures ont commencé bien avant l’accident …
Était-ce à ce barbecue, lorsque Whitney s’est mise à hurler sur son fils ?
Ou quand sa voisine Blair s’est mise à rôder autour de chez elle ?
Ou encore ce jour où le mariage de Rebecca et Ben, ce couple sans enfants, s’est définitivement fissuré ?
Mais la nuit de l’accident, les murmures se sont faits plus insistants.
Les voisins parlent. Ils posent des questions. Les secrets éclatent.
Et le vernis se fissure.
Parce qu’il n’y a pas de fumée sans feu.
Parce qu’il n’y a pas d’amitié sans envie.
Et pas de mensonges qui ne dissimule une vérité dévastatrice.
Dans son nouveau roman, Ashley Audrain explore la violence et les secrets des mères qui font rage au sein d'une petite communauté.
Mon avis :
C'est en tout début d'année que j'ai découvert la plume d'Ashley Audrain avec son roman "Entre toutes les mères". Cette lecture fracassante m'avait totalement scotché et j'étais impatiente de lire son nouveau roman. Le moins que l'on puisse dire est que c'est encore une fois une lecture dont on ne sort pas indemne. L'auteure brise les tabous et aborde la complexité de la maternité, du mariage et des amitiés féminines. C'est incisif, percutant et déstabilisant.
Dans ce livre, on suit plusieurs femmes d'un même quartier. Elles sont toutes très différentes mais ce qu'elles ont en commun c'est que ce qu'elles sont au fond d'elles-mêmes n'a pas grand chose à voir avec ce qu'elles montrent aux autres. Il y a un gros décalage entre leur image et la réalité. Il y a celle qui désire plus que tout être mère, celle qui a sacrifié sa vie professionnelle pour élever son enfant et se rend compte qu'elle n'a pas forcément fait le bon choix et s'est sûrement perdue en chemin. Il y a celle qui soupçonne son mari d'être infidèle, celle qui déteste le sien et attend sagement l'heure de sa vengeance. Celle que les enfants laissent de marbre et qui voudrait être ailleurs. Celles qui font preuve d'un courage que les autres ne soupçonnent même pas. Celles qui sont jalousent de leurs amies ou n'ont pas une haute opinion d'elles. Celles qui renvoient une image de perfection alors qu'elles se détestent...
J'ai adoré suivre toutes ces femmes. On entre vraiment dans leur esprit et dans leur intimité. Cette fois encore, Ashley Audrain m'a bluffé par son audace et... sa cruauté ! Que c'est noir ! Ce n'est pas du tout une lecture légère pour se détendre en vacances. C'est plutôt le constat froid et sans appel de notre incapacité à être heureux. Dans ce roman, il n'y a pas de bonheur ou de vraie amitié. Les personnages se trahissent, se jalousent, se détestent, se mentent. Tout le monde voudrait ce qu'il pense que l'autre possède sans se douter que ce n'est qu'une illusion ou que ça ne le rendrait pas plus heureux. On aborde la maternité non pas comme un miracle, un aboutissement ou quelque chose d'idyllique, mais comme un combat, des sacrifices, un renoncement, une bataille. L'auteure va loin et n'hésite pas à malmener ses personnages pour nous livrer un roman dérangeant qui nous renvoie forcément un peu à nos propres défauts, à nos peurs, à nos regrets, à nos désillusions. Il y a des scènes qui me marqueront longtemps et j'admire la justesse des propres de l'auteure, sa manière d'analyser les choses même si c'est terriblement pessimiste. Je suis sortie de cette lecture complètement chamboulée. C'est noir, osé, dévastateur. Voilà encore un livre dont je me souviendrai longtemps et j'attends déjà le prochain Ashley Audrain avec impatience !
Le jour où son mari, Jesse, disparaît au cours d’un accident d’hélicoptère, le monde d’Emma Blair s’effondre. Dévastée, c’est dans sa ville natale du Massachusetts qu’elle se réfugie pour surmonter cette tragédie. Entre les rayonnages de la librairie de ses parents, Emma reprend peu à peu goût à la vie. Et quand elle croise la route de Sam, un ami d’enfance, elle entrevoit enfin la possibilité d’être à nouveau heureuse à ses côtés. Mais quelques jours après leurs fiançailles, son destin bascule une seconde fois, lorsqu’elle apprend que Jesse est vivant. Emma va alors devoir choisir entre son premier amour et le nouvel amour de sa vie.
Mon avis :
J'entends beaucoup parler de Taylor Jenkins Reid depuis des années. Les avis sur ses livres sont dithyrambiques alors j'avais vraiment hâte de découvrir sa plume et son univers. C'est avec son petit dernier que je me suis lancée et même si j'ai beaucoup aimé, je crois que j'avais trop d'attentes à cause, justement, de cet enthousiasme général.
L'histoire m'a émue et j'ai trouvé que c'était très agréable à lire mais je m'attendais vraiment à quelque chose d'exceptionnel et d'inoubliable. Je pensais être surprise, pleurer à chaudes larmes, ne plus pouvoir dormir et avoir du mal à me remettre de ma lecture mais je n'ai rien ressenti de tout ça. Je trouve que parfois la réputation d'un auteur ou d'un livre peut lui nuire et ça a clairement été le cas ici. J'aurais finalement plus apprécié ma lecture si j'avais choisi ce livre par hasard sans jamais en avoir entendu parler. Là, j'attendais que ça décolle, qu'il arrive quelque chose d'extraordinaire et finalement en ayant lu le résumé on sait déjà à quoi s'attendre.
Ce n'est pas forcément évident quand on lit mon billet, mais j'ai malgré tout beaucoup aimé ma lecture. Si la couverture laisse présager une lecture estivale j'aurais encore plus aimé lire ce livre en automne ou en hiver. Il a un côté cocooning très agréable qui m'a beaucoup plu. Je me suis tout de même laissée porter et j'ai apprécié les personnages, les émotions, les dialogues... C'est un livre plein de charme et je pense que j'aurais envie de le relire un jour et je suis quasiment certaine que je l'apprécierai encore plus car je n'aurais pas d'attentes exceptionnelles hormis celle de passer un bon moment et d'être émue. C'est le genre de livre à lire un jour de pluie, emmitouflé(e) dans un plaid avec une boisson chaude et une boîte de mouchoirs à proximité. En fait, je me sens un peu bête car mon avis paraît négatif alors que j'ai finalement beaucoup aimé et je crois que je me souviendrai quand même de cette histoire touchante. Tout le long, on se demande ce qu'on aurait fait à la place d'Emma...
Est-ce que je vous conseille ce roman ? Oui, bien sûr, mais sans attentes démesurées. Prenez-le comme une lecture romantique triste et belle à la fois. Est-ce que je lirai d'autres romans de Taylor Jenkins Reid ? Oui, évidemment ! J'ai aimé son écriture et la justesse des émotions et des personnages. En revanche, je vais essayer de ne pas trop lire les avis et de me laisser guider pour ne pas que cela gâche mon plaisir. Et vous, vous avez déjà lu Taylor Jenkins Reid ?
Edit : C'est assez étrange, l'effet que me fait ce roman. Je l'ai lu il y a une petite semaine déjà et je crois que plus les jours passent, plus j'y pense et plus il me laisse un souvenir agréable. Je crois vraiment que je le relirai dans pas si longtemps. Il me fait le même effet que certains films que je peux revoir sans me lasser. Et pourtant, je partais quand même plutôt sur une petite déception...
Dans le bus qui la conduit vers sa future maison en Alabama, malgré la moiteur de l’air ambiant, Sofie von Meyer Rhodes a l’impression de respirer pour la première fois depuis des années.
Ses enfants blottis contre elle, elle entrevoit enfin la perspective d’une nouvelle vie, loin des conflits qui ont endeuillé son Allemagne bien-aimée.
Le gouvernement américain, qui a recruté son mari Jürgen pour travailler sur un nouveau programme spatial, leur promet un avenir meilleur, mais Sofie se heurte rapidement à l’hostilité de ses voisins. Car une question leur brûle tous les lèvres… Quelle relation la famille Rhodes a-t-elle entretenue avec le Reich ? Quand des rumeurs sur leurs liens avec le régime hitlérien se répandent, la tension monte… jusqu’au jour où un drame se produit, ébranlant toute la communauté.
Inspiré d’une histoire vraie, l’incroyable récit d’une femme tiraillée entre ses convictions et son instinct maternel, de l’Allemagne nazie à l’Alabama de la guerre froide.
Mon avis :
Difficile de trouver les mots justes pour parler de ce roman. Pour être honnête, cela fait plus d'une dizaine de fois que j'essaie d'écrire ce billet et que j'efface tout pour recommencer. Rien ne me semble à la hauteur de ce roman qui m'a brisé le coeur.
Il est question de deux familles meurtries par la guerre. On s'intéresse plus particulièrement à deux femmes, Lizzie et Sofie, que tout semble opposer et qui ne sont pas faites pour s'entendre. Pourtant, elles ont plus en commun qu'elles ne l'imaginent. Elles ont toutes les deux affronté de terribles épreuves, perdu des proches, fait des sacrifices terribles et tout enduré pour sauver leur famille. Jusqu'à se perdre elles-mêmes...
Lizzie a grandi dans une ferme du Texas avec sa famille. Elle a connu les journées épuisantes à travailler dehors, l'inquiétude concernant les récoltes à venir, les tempêtes de poussière et le manque d'argent. Pourtant personne de pourrait l'imaginer lorsque l'on voit la femme riche et accomplie qu'elle est aujourd'hui. Toujours bien coiffée, entourée d'amies pour qui la vie semble facile.
Sofie vient d'une famille aisée allemande et vient d'arriver en Alabama pour rejoindre son mari qui est un grand scientifique. Mais ce qui devait être un nouveau départ pour eux se transforme rapidement en cauchemar. L'entourage est hostile et menaçant. La plupart des américains ne voient pas d'un bon oeil l'arrivée de ces "boches" près de chez eux. Certains interdisent même à leurs enfants de jouer avec les petits allemands. Rapidement, des rumeurs sont lancées : Jürgen, le mari de Sofie, serait un ancien officier SS. Se pourrait-il que ce soit vrai ?
J'ai adoré suivre ces deux femmes et découvrir leur histoire. On sent que Kelly Rimmer s'est passionnée pour son sujet et tout est documenté et instructif sans que ce soit lourd pour le lecteur. J'ai autant aimé les parties en Amérique (dans lesquelles on aborde la grande dépression, les tempêtes de sable, l'après-guerre, le stress post-traumatique des soldats, etc...) que celles en Allemagne. On découvre avec effroi la montée du nazisme et la manière dont certains allemands se sont retrouvés pris au piège ou endoctrinés sans même en avoir conscience. J'ai été remuée par cette pression que l'on sent monter, le fait que l'entourage devienne ennemi, que tout soit contrôlé, que certains soient obligés de faire semblant. Ce qui m'a marqué aussi, c'est la manière dont les nazis ont imposé leurs idées aux enfants dès le plus jeune âge, modifiant l'instruction, les livres d'école et les questionnant même sur les convictions de leurs parents de sorte que certains étaient même dénoncés par leurs propres enfants ! Les enfants n'étaient plus les enfants de leurs parents mais les enfants du Reich et on leur mettait dans la tête des idées qui n'étaient pas toujours celles de leurs familles...
C'est un roman qui remue beaucoup. Il y a des tas de scènes que j'ai l'impression d'avoir eu sous les yeux et que je n'oublierai jamais. Les questionnements que ce roman véhicule sont complexes et pourtant la lecture en est limpide et fluide. C'est un roman que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire malgré l'horreur de ce qu'il raconte. Je ne pouvais plus m'arrêter et je peux dire que c'est une lecture qui a m'a ouvert l'esprit et a bousculé mes certitudes. Je crois que je n'avais jamais pensé à la manière dont certaines familles allemandes ont traversé la guerre. Du moins, je n'avais jamais ressenti de compassion pour elles ni vu les choses de cette façon ou imaginé ce qu'a dû être leur vie après. C'est tellement plus facile de juger, de se dire que l'on n'aurait pas accepté cela sans pour autant essayer de se mettre à leur place. Je n'avais pas vraiment imaginé les menaces qui planaient sur leurs familles ni essayé de savoir ce que j'aurais ressenti si mes voisins, mes amis et ma famille me surveillaient et étaient prêts à me dénoncer au moindre écart. Kelly Rimmer arrive vraiment à nous mettre à la place des personnages et l'on se sent perdu de ne pas savoir comment on aurait réagi dans telle ou telle situation.
Sofie et Lizzie resteront dans ma mémoire. Ce sont des femmes tellement fortes et courageuses ! Leur résilience est incroyable et inspirante. J'ai adoré ce roman d'un bout à l'autre. J'avais peur que la fin soit un peu décevante, mais c'est tout le contraire. Je la trouve parfaite et j'ai adoré les choix de l'auteure. Je ne sais plus quoi dire pour vous convaincre de lire ce livre. C'est un énorme coup de coeur et je sais qu'il restera dans ma mémoire. Je n'oublierai pas Lizzie, Sofie, Jürgen, Henry, Gisela, Georg, Felix, Adele, Mayim... Un roman pour ne pas oublier les ravages de la guerre et les victimes qui sont bien plus nombreuses que l'on ne le croit.
« Avant même votre cerveau, c’est votre corps qui se rend compte que vous avez perdu votre enfant. Le cordon ombilical invisible qui vous lie tous les deux se rompt. À l’intérieur de vous, tout s’amollit et se relâche. Et ce n’est qu’à cet instant que votre cerveau enregistre ce qui se passe. »
Un, deux, trois... Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu'à cent lors d'une partie de cache-cache avec sa fille. Quand elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace.
La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Et si leur instinct les éloignait d'Ella ? Si le ravisseur était connu d'eux tous ?
Mon avis :
Après avoir dévoré et adoré "Quand je ne serai plus là" et "Ses derniers mots", j'avais très envie de découvrir ce thriller psychologique, le premier de l'auteure traduit en français. Si le sujet est classique, la manière dont il est traité l'est beaucoup moins puisqu'à l'inverse de la famille et de la police, on ne se demande pas ce qui est arrivé à Ella. On le sait dès le départ. On suit le calvaire des parents, l'avancée de l'enquête tout en sachant où est Ella avec qui et ce qu'elle traverse. Ça surprend au départ et pourtant l'idée est brillante. On a véritablement l'impression d'entrer dans l'esprit du ravisseur et on essaie de comprendre ce qui l'a mené à ça. C'est à la fois glaçant et hypnotique !
Cette fois encore, Linda Green m'a bluffé par la manière dont elle nous pousse à décrypter ses personnages. Avec cette histoire d'enfant disparu, on s'interroge sur la maternité, sur le poids que l'on fait porter aux mères en sous-entendant qu'elles doivent être parfaites à tout moment, sur cette culpabilité que chacune semble ressentir ou cette manière que l'on a de juger les autres mères en un instant sans essayer de comprendre ou connaître le contexte de la situation, comme si c'était rassurant et valorisant. Qu'est-ce qu'une bonne mère ? Qu'est-ce qu'une mauvaise mère ?
Le rythme de ce roman n'est pas haletant. On prend notre temps et il n'y a pas des rebondissements à tous les chapitres, mais il n'en est pas moins addictif et prenant. J'ai eu beaucoup de mal à m'arrêter de lire. Pour tout vous dire, je lisais un autre roman avant d'entamer celui-ci et j'ai fini par mettre l'autre en pause car j'avais vraiment envie de savoir comment cela allait tourner et de comprendre pourquoi. Je me suis laissée porter sans me poser trop de questions et il m'a été impossible de ne pas me mettre à la place de cette mère dont l'enfant a disparu qui sent qu'il y aura dans sa vie un avant et un après. Le désespoir qu'elle ressent est déchirant et ne peut pas laisser indifférent. J'ai ressenti beaucoup d'émotions et j'ai adoré ma lecture ! Je vous conseille vivement les romans de Linda Green si vous aimez les thrillers psychologiques. Vous ne serez pas déçus ! De mon côté, j'espère vraiment que d'autres livres d'elle seront bientôt traduits en français.
Emma Averell ne manque de rien. Elle mène une brillante carrière d’avocate, a deux enfants et un mari aimant, père au foyer. Cependant, tout n’a pas toujours été parfait et elle cherche désespérément à enfouir le traumatisme de son enfance.
Alors que le jour de ses quarante ans approche dangereusement, Emma ne parvient plus à dormir.
A-t-elle la folie dans le sang ? Dans le brouillard, à moitié consciente, pourrait-elle finir par blesser sa famille tout comme sa mère l’a fait des années plus tôt ? Y a-t-il une autre explication aux événements étranges qui se produisent autour d’elle ?
Emma doit démêler les sombres fils de son passé pour protéger les personnes qu’elle aime… ou risquer de tout perdre, y compris sa santé mentale. Car au cœur de la nuit, se cache la folie…
Mon avis :
Comme beaucoup de lecteurs, je crois, j'ai découvert l'univers de Sarah Pinborough avec "Mon amie Adèle" qui a ensuite fait l'objet d'une adaptation en mini-série sur Netflix. J'avais adoré cette lecture et je m'en souviens encore très bien aujourd'hui car elle m'a marqué par sa singularité et son atmosphère si particulière. J'avais donc pas mal d'attentes et "Insomnia" ne m'a pas déçu, bien au contraire. Je me suis régalée !
On est tout de suite captivé par l'histoire et par la manière dont elle nous est racontée. A l'approche de son quarantième anniversaire, tout va de travers dans la vie d'Emma. Des ombres du passé ressurgissent et ses plus grandes peurs refont surface. Et si elle était folle, comme sa mère ? Et s'il n'y avait rien à faire ? Et si tous ses efforts pour se convaincre du contraire et mener une vie normale n'avaient servi à rien et que tout était écrit depuis le début ? Plus la date approche et plus les évènements bizarres et dramatiques se multiplient... Du verre brisé devant sa porte, des chiffres qui tournent en boucle dans sa tête, son fils qui fait d'étranges dessins et sa sœur qui ressurgit du jour au lendemain... Tous les gens qui l'entourent deviennent bizarres et suspects et elle ne sait plus à qui faire confiance.
Et puis, il y a ses insomnies qui lui retournent la tête. Emma ne dort plus et la vie si enviable qu'elle avait n'est bientôt plus qu'un lointain souvenir. L'avocate organisée devient en très peu de temps une femme aux cheveux hirsutes qui fait peine à voir et n'inspire plus vraiment confiance. Elle se lève la nuit, erre dans sa maison, tourne en rond, fait des choses étranges qui ne lui ressemblent pas et souvent, ne se souvient plus comment elle en est arrivée là. On assiste, impuissant, à cette descente aux enfers et comme elle, on ne sait plus quoi en penser. On doute de tout et de tout le monde y compris d'elle-même. On découvre petit à petit son histoire familiale et ce qui la terrifie tant, mais peut-on vraiment lui faire confiance ?
J'ai adoré l'ambiance hyper sombre et très étrange de ce roman. C'est bien écrit et ça ne traîne pas en longueurs. Le manque de sommeil et ses conséquences est vraiment bien décrit et j'ai aimé la manière dont l'auteure aborde la notion de folie. C'était captivant ! On a l'impression de vivre l'histoire de l'intérieur et c'est très déstabilisant de ne pas savoir ce que l'on doit croire. D'un côté, on a de l'empathie pour Emma. On voit tout ce qu'elle a construit partir en fumée très rapidement, ses proches lui tourner le dos. On ressent sa détresse, sa confusion et sa solitude et en même temps elle nous fait un peu peur à nous aussi... C'est étonnant de ressentir ces sentiments pour un personnage et ça m'a beaucoup plu d'être finalement comme elle, perdue.
La couverture de la version originale colle parfaitement à l'histoire. C'est noir, dérangeant et en même temps très addictif. On a vraiment envie de comprendre ce qui se passe autour d'Emma et dans sa tête. J'ai eu beaucoup de mal à me détacher de ce roman. J'y pensais souvent en le reposant et je me suis souvent réveillée la nuit pour lire la suite ce qui a rendu l'expérience encore plus intéressante (et terrifiante !), je pense. Je ne peux que vous conseiller cette lecture si vous aimez les romans immersifs qui sortent des sentiers battus et si vous n'avez pas peur d'être malmenés et de trembler un peu. Attention tout de même, risque d'insomnie !
Victoria Nash a dix-sept ans, et elle gère d'une main de maître le verger de pêches de son père, à Iola, petite ville du Colorado nichée entre les montagnes de la Big Blue Wilderness et la rivière Gunnison. Lorsqu'elle rencontre par hasard Wilson Moon dans les rues d'Iola, la vie semble lui sourire. Wil est un jeune vagabond au passé mystérieux, à la peau brune et aux yeux aussi noirs et brillants que des ailes de corbeau. L'étincelle qui s'allume entre eux va déclencher autant de passion que de malheurs.
Au coeur des lacs, des montagnes, des rivières, Victoria doit faire face aux changements de son temps tout en sauvant sa propre vie et celle de son verger.
Mon avis :
C'est d'abord le titre et la couverture qui m'ont donné envie de lire ce roman. De l'histoire, je ne savais pas grand chose. D'ailleurs, il me semble que je n'avais même pas lu la quatrième de couverture. J'aime de plus en plus me laisser surprendre et ne pas trop savoir où je mets les pieds. C'est un peu risqué, mais en général je suis agréablement surprise et ça a été le cas ici. Quelle belle lecture !
J'ai été séduite dès les premières lignes par la plume délicate et poétique de Shelley Read. L'histoire qui nous est racontée est très dure, mais on ne tombe jamais dans le pathos. Tout est fait avec beaucoup de sensibilité et de justesse. On y croit et on s'attache tout de suite à Torie que l'on va suivre durant plusieurs décennies. Cette jeune fille ne va pas être épargnée et va devoir subir de nombreuses épreuves mais au lieu de s'effondrer, elle va faire preuve de beaucoup de courage et de résilience. Parce que parfois une rencontre, un instant, un mot, quelques moments peuvent modifier le cours d'une vie et changer votre philosophie, votre regard sur le monde. Parce que l'on peut choisir de vivre malgré tout et se dire que ce sont ces épreuves qui font de nous ce que nous sommes...
J'ai été profondément émue par la vie de Victoria, par la manière dont elle bascule d'un coup dans l'âge adulte. On la voit se relever, se construire, s'affirmer, devenir une femme forte et indépendante qui sait ce qu'elle veut. On la voit se démarquer de sa famille, remettre en question ce qu'on lui a inculqué tout en conservant certaines valeurs. J'ai aimé le fait que la nature prenne autant de place que les hommes, dans cette histoire. On parle beaucoup du décor, des montagnes, des rivières, de ce village complètement immergé sous l'eau, de la culture des pêches, de l'amour et du respect de la terre. C'est un récit aussi captivant qu'émouvant qui nous transporte dans le Colorado. J'ai pris mon temps pour le lire car je voulais savourer chaque période et prendre le temps de relire des passages que je trouvais particulièrement beaux. Je me suis complètement immergée dans cet univers et j'en ai encore des images plein la tête. Des sujets graves et essentiels sont abordés et j'ai trouvé qu'ils l'étaient de manière juste et sincère. J'ai notamment beaucoup apprécié la manière dont on aborde la maternité et les relations familiales ainsi que tout ce qui nous construit. Qu'est-ce qui fait de nous ce que nous sommes ? Notre passé ? Notre famille et notre éducation ? Le milieu dans lequel on vit ? Les épreuves de la vie ? Nos choix personnels ? Les réactions des personnages m'ont semblé crédibles et j'ai aimé la délicatesse et la pudeur avec lesquelles Shelley Read nous les délivre. C'est un bel hommage à la nature et aux femmes, à leur force et à leur complexité. C'est un très beau roman à lire et à faire découvrir autour de soi.
"En ne montrant en surface qu'une petite partie de sa vie intérieure, une femme offrait moins à piller aux hommes". (page 49)
"Je doute que maman m'eût aidée si elle avait été en vie. Mais le seul avantage d'avoir une mère morte, c'est qu'on peut faire d'elle une alliée inébranlable, qu'elle l'eût été ou non." (page 55)
"Parfois, une femme se divise en deux. Parfois, au moment où quelqu'un qu'elle aime profondément s'éloigne, elle offre au monde une image stoïque, pleine de dignité et d'abnégation, pendant que son moi intime hurle et court après cet être aimé et l'attrape et le plaque au sol en le suppliant de rester." (page 329)
"Une femme n'est pas qu'un simple réceptacle destiné à porter des bébés et du chagrin." (page 344)