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2020-11-01T12:01:16+01:00

L'arbre, le chat, le grand-père

Publié par MyaRosa

Pauline Alphen

96 pages, éditions Nathan, septembre 2020

Quatrième de couverture :

Je m'appelle Ambre et je vais vous raconter comment la mort est entrée dans ma vie. Bon, je ne vais pas vous mentir, c'est triste. Mais on peut faire des trucs pour apprendre à vivre avec, pour ne pas se noyer dans la tristesse. On peut apprendre à nager quoi !

 

Mon avis :

 

 Peut-être avez-vous déjà rencontré Ambre (dans "La Vraie vie de l'école") ou peut-être pas. Moi, je l'ai découverte avec "L'Arbre, le chat, le grand-père" et j'ai beaucoup aimé sa manière de parler des choses, avec naturel, spontanéité, insouciance et en même temps beaucoup de sagesse. J'ai aimé les libertés qu'elle prend avec les mots, souvent malgré elle., sa complicité avec ses frères et soeurs, la belle relation qu'elle entretient avec son grand-père et sa façon de voir la vie.

 

 Ce roman, aborde avec beaucoup de justesse et de finesse, la mort et le deuil. Ambre nous raconte comment elle a été confrontée à cela et comment elle a surmonté cette épreuve. Elle nous raconte avec ses mots la surprise, la colère, la peur, la tristesse, le doute et toutes les questions que la mort entraîne. Elle nous fait part de ce qu'elle a appris, des conclusions qu'elle a tiré de tout cela. Elle nous explique que même si c'est quelque chose qui fait peur et qu'on aimerait oublier, il vaut mieux en parler et ne pas tout garder à l'intérieur de soi.

 

 C'est vraiment un livre à découvrir et à partager car même s'il est un peu triste, il est surtout lumineux, plein de vie et plein d'espoir ! Il y a de l'humour, beaucoup de poésie et d'émotions et je suis persuadée qu'il peut aider à voir la vie du bon côté, à avoir moins peur de la mort et à surmonter la perte d'un être cher. L'écriture est vraiment très agréable et nous fait passer du rire aux larmes. Un bon moment de lecture et d'émotions, des personnages hyper attachants, une famille touchante qu'on n'a pas envie de quitter. Un vrai coup de coeur !

 

Quelques extraits :

 

" Lamor, c'est pas un gros mot ni une inconnue qui débarque soudain. Elle est là depuis le début. Imaginez plutôt une trappe : Lamor roupille dessous. Elle grandit. Elle attend d'avoir envie de sortir. Nous, on marche sur cette trappe tout le temps, comme si de rien n'était, on l'oublie.

 Pourtant, on peut bien empiler des tapis moelleux et de gros meubles dessus, le jour où Lamor doit passer, ben... elle passe. Parfois, c'est tôt. Parfois, c'est tard. Mais elle passe toujours."

 

***

"Ma mère est maniaque avec la bibliothèque. Elle range les écrivains par nationalité, et ensuite entre eux, en se demandant si Machin s'entendrait bien avec Bidule. Ca lui arrive de les changer de place en pleine nuit.

- Je crois que Prévert sera mieux à côté de Queneau. Baudelaire doit le déprimer, à force...

Ou :

- Les Allemands ? A côté des Chinois ? Non, des Japonais, c'est mieux. On va mettre les Russes à côté des Chinois.

Quand elle est comme ça, vaut mieux pas la déranger."

 

***

 

"La tristesse, elle vient d'abord comme un tsunami qui envahit tout, casse tout, emporte tout. On essaye juste de ne pas se noyer.

Ensuite, elle fait des vagues. Des hautes, des petites, des violentes, des douces... Ca dépend. Là, il faut être malin pour deviner s'il faut plonger dessous ou se laisser emporter. De toute façon, il faut attendre que ça passe.

Plus tard encore, elle fait comme un clafoutis  clapotis de fond en permanence, avec, de temps en temps, des jaillissements. Faut se méfier : on croit qu'on est habitué, mais, tout à coup, on perd pied et on avale un gros coup de tristesse par le nez."

 

***

 

"Papi - La mort ne devrait pas être une surprise. Puisque c'est la seule chose dont on est sûrs.

Moi - Alors pourquoi ça nous surprend ?

Papi - Parce qu'on ne s'y prépare pas. Parce qu'on pense que ce n'est pas bien de mourir.

[...] la mort est triste pour ceux qui restent. Mais on ne sait rien de ceux qui partent."

 

***

 

"C'est comme si le temps s'était transformé en ardoise magique. Les choses difficiles ont été dépassées, elles n'ont plus d'importance, elles ne font plus mal. En quelque sorte, elles ont été gommées par les belles choses, qui, elles, ne s'effacent pas."

 

 

A lire aussi :

Papa est en bas

Ma soeur vit sur la cheminée

Le Goût sucré de la peur

Le problème avec Noël...

L'Accident

Arrête de mourir

Adieu Benjamin

Des yeux si bleus

 

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